Célébrée le 09 décembre de chaque année, cette journée est placée sous le thème : « Votre droit, votre défi : dites non à la corruption ». Prélude à cet évènement, le Président de la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption (HALC), Monsieur Emmanuel OLLITA ONDONGO a fait une déclaration à l’occasion de cette journée pour sensibiliser la population congolaise sur les méfaits de la corruption.

Cette journée vise également à partager des bonnes pratiques et des exemples pour prévenir et contrer la corruption mondiale ; notamment par un renforcement de la coopération internationale, en s'attaquant aux liens avec d'autres formes de criminalité, en permettant le recouvrement et la restitution des biens volés, en élaborant des solutions innovantes, en promouvant l’éducation préventive, en tirant parti de l'engagement des jeunes et en mobilisant des partenaires au sein de la société civile, le monde universitaire et le secteur privé. Entre autre, c’est pour réduire les risques de mauvaise gestion et de corruption pendant la pandémie, l’implication de solides organismes anticorruption, une supervision accrue des programmes d’aide d’urgence, des marchés publics plus ouverts et transparents ainsi qu’un renforcement de la conformité aux mesure d'anticorruption du secteur privé sont nécessaires. En outre, les pays doivent également s’engager à soutenir et protéger les lanceurs d’alerte et les journalistes qui dénoncent des faits de corruption, et doivent mettre leurs plans nationaux de lutte contre la corruption en conformité avec la Convention des Nations Unies. La corruption est un phénomène social, politique et économique complexe, qui touche tous les pays. Elle sape les institutions démocratiques, ralentit le développement économique et contribue à l'instabilité gouvernementale.

 

Dans sa déclaration, le Président Emmanuel OLLITA ONDOGO a rappelé que le Congo notre pays comme d’autres nations, signataires de la Convention des Nations Unies contre la Corruption en 2003, observe chaque année la Journée Internationale de Lutte contre la Corruption. Cette journée vient rappeler la responsabilité individuelle et collective quant à l’ambition de mettre un terme à la corruption qui aggrave les injustices, fragilisées l’économie et la paix et hypothèque durablement les fondamentaux du développement des nations. La corruption lance un si grand défi, surtout dans ces temps de COVID-19, qu’elle ne peut être l’affaire des seules autorités anticorruption. Le combat contre la corruption doit même être un droit pour tous. Il permet d’éviter que les ressources précieuses pour la vie des nations soient dilapidées,  "les efforts de la lutte contre la corruption ne peuvent être couronnés de succès que par un travail en synergie et la coordination entre les différents acteurs. Et que cette journée souligne les droits et devoirs de chacun et de tous, c’est-à-dire, l’implication dans la lutte contre la corruption des Etats, des responsables gouvernementaux, des fonctionnaires, des forces de l’ordre, des médias, du secteur privé, de la société civile, des universités, du public et des gens.Ainsi, chaque personne doit avoir le courage de dénoncer pour prévenir ce crime afin de promouvoir la résilience et l’intégrité à tous les niveaux de la société.

Dans cet état d’esprit, la Convention des Nations Unies contre la Corruption souligne la responsabilité des gouvernements à mettre en place une politique efficace de protection de lanceur d’alerte, afin que ceux qui s’expriment contre la corruption soient protégés contre de possibles représailles.

Par ailleurs, il a fait savoir que la loi a prévu également la protection pour toute personne qui renseignerait sur les faits de la corruption, de concussion, de fraude et d’autres infractions assimilées.

 

 

 

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