Il s’est tenu à Brazzaville, le 02 décembre 2021 dans la salles de conférence de l’Hôpital Mère et Enfant Blanche Gomez, l’atelier de validation du document de la revue de la stratégie de la santé de la reproduction, maternelle, néonatale, infantile, de l’adolescent et nutrition. Soumis à leur appréciation, les participants à cet atelier vont examiner minutieusement le rapport.

Représentant le Ministre en charge de la Santé et de la Population, Gilbert MOKOKI, le Directeur Général de la Population, Paul OYERE MOKE ouvrant les travaux a rappelé que depuis l’an 2000, le Congo mène une lutte contre la mortalité néonatale, infantile et de l’adolescent. C’est donc dans ce cadre qu’en 2008, le Congo avait élaboré et mise en œuvre la feuille de route pour accélérer la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et de l’adolescent 2008-2015. Par ailleurs, la mise en œuvre de la dite feuille de route a permis de réduire la mortalité maternelle de 780 décès pour 100.000 naissances vivantes à 436 décès pour 100.000 naissances vivantes en 2015. Dans le processus de cette lutte, le Congo s’est engagé à soutenir la stratégie mondiale en santé de la Reproduction maternelle, néonatale, infantile et de l’adolescent. C’est dans cet optique que le Congo a élaboré un plan stratégique SRMNIA 2016-2021 dans l’objectif de continuer à réduire la mortalité maternelle, néonatale, infantile et de l’adolescent. Cependant, la situation économique précaire de notre pays ne nous a pas permis  de mettre en œuvre intégralement le dit plan mais, ne nous a pas empêché la revue finale de notre stratégie SRMNIA. Enfin c’est pourquoi, je vous exhorte à examiner minutieusement le rapport soumis à votre appréciation.

Quant au Représentant du Représentant de l’OMS/CONGO, MOUHOU AMADOU a fait savoir que  chaque année, quelques 8 millions d’enfants meurent de causes évitables et plus de 350.000 femmes décèdent de complications évitables liées à la grossesse ou à l’accouchement ; Cinq problèmes sont à l’origine de plus de 70% des décès maternels dans le monde, il s’agit : des hémorragies, des troubles liés à l’hypertension, des infections, des avortements pratiqués dans de mauvaises conditions de sécurité, et les dystocies. Seulement, 1% des décès maternels surviennent dans les pays à revenu élevé. Pour une femme, le risque à la naissance de mourir de complications liées à la grossesse ou à l’accouchement est de 1 sur 40 en Afrique au sud du Sahara contre 1 sur 4800 en Irlande. Chaque année, on compte 18 millions d’avortements pratiqués dans de mauvaises conditions de sécurité dans les pays en développement entraînant  70.000 décès maternels ; On estime à 20% le nombre des décès d’enfants de moins de cinq ans dus à des infections aigües des voies respiratoire basses. On estime qu’un million d’enfant meurent chaque année du paludisme et 40% des enfants dans le monde vivent dans des pays d’endémie ; il y a une pénurie mondiale de 1,1 million de travailleurs SRMNA, la plus grande pénurie (900.000) étant les sages-femmes. Poursuivant, il a indiqué que la plupart des décès maternels pourraient être évités grâce à des soins médicaux de bonne qualité, accessibles en temps voulu et abordables financièrement. C’est pour cette raison que le Dr Mahamoud Fathala ancien Président du Comité consultatif OMS de la Recherche en santé disait : «  Les femmes ne meurent pas à cause des maladies que nous ne pouvons pas soigner. Elles meurent parce que des sociétés n’ont jusqu’ici pas décidé qu’il valait la peine de sauver leurs vies ». Cette pensée qui défend la cause des femmes, s’applique aussi pour les enfants. Pour le Congo, la santé maternelle, infantile et des adolescents demeurent un problème majeur de santé publique. Les voix plus autorisées vont parler. Une telle situation, ne pouvait laisser indifférent la communauté africaine et internationale. C’est pour cette raison, qu’en septembre 2015, le Secrétaire Général des Nations Unies a lancé la Stratégie mondiale pour la santé des femmes, des enfants et en accord avec les objectifs de développement durable afin de renforcer la résilience des systèmes de santé et d’améliorer la qualité des services et le bien être de femmes, des enfants et des adolescents.

Aussi, il a indiqué que le Congo a ainsi élaboré en 2017 la stratégie intégrée pour la santé de la Reproduction, maternelle, néonatale, infantile et des adolescents Y compris la nutrition visait à contribuer à l’amélioration de la santé de la femme, du nouveau-né et de l’adolescent, et spécifiquement la réduction en 2022 des ratios de mortalité maternelle de 436 décès pour 100.000 naissances vivantes (NV) à 230, néonatale de 21 décès pour 1000 NV à 17%, et(infantile de 36 décès pour 1000 NV à 24%, et (iv) infantino juvénile de 52% à 41%. Il s’agissait de créer les conditions minimales d’une assistance par un personnel qualifié pendant la grossesse, l’accouchement et la période post natale à tous les niveaux des prestations de soins de santé, de renforcer les capacités des individus, des familles, des communautés, de la société civile dans l’amélioration de la santé maternelle et néonatale et de créer des partenariats stratégiques pour renforcer les investissements dans ce domaine. A six ans de mise en œuvre des ODD et à quatre ans de la mise en œuvre de notre stratégie pour la santé de la Reproduction maternelle, néonatale et infantile, il fallait qu’on s’arrête afin de faire le point du chemin parcouru, et d’identifier les point forts et surtout les points faibles, afin d’envisager l’avenir avec plus de sérénité. La cérémonie qui nous réunit ce matin s’inscrit parfaitement dans l’esprit des objectifs du Développement Durable.

Rappelons que la mise en œuvre de cette stratégie devrait garantir d’ici 2030, un renforcement des capacités institutionnelles du Ministère de la Santé et de la Population, mais aussi le renforcement des capacités opérationnelles des différents structures en charge de la santé de la mère et de l’enfant et d’améliorer la qualité de l’offre de service de Santé de la Reproduction.

 

 

 

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